A propos de Disney no Tabi,  A propos de moi

Disney et moi …

Je voulais vous parler un peu de moi mais surtout beaucoup de mon histoire avec Disney et des raisons pour lesquelles j’ai décidé de créer Disney no Tabi.

J’écris cet article pour plusieurs raisons. En effet, je pense que cela ne peut pas être négatif de me présenter un peu afin que vous sachiez à qui vous avez affaire mais, surtout, j’ai récemment ressenti le besoin de me justifier. La communauté de fans Disney a beaucoup évolué au cours de ces derniers mois à la suite de la création du programme Insidears qui a élevé certains fans (ou groupement de fans) actifs sur les réseaux sociaux (et internet en général) au rang d’Ambassadeurs officiels de Disneyland Paris. L’idée de base est d’utiliser les médias créés par les fans afin de communiquer de manière plus directe et familière avec les potentiels consommateurs. Malheureusement, cela crée inévitablement une hiérarchie entre fans et, par conséquent, de la jalousie et du drama. Car oui, devenir insidears, ça veut notamment dire être en première ligne pour recevoir les informations concernant le resort mais aussi et recevoir des avantages en nature. Du coup, il semblerait que certaines personnes se mettent à créer des pages Facebook ou autres comptes Instagram dans l’unique but de pouvoir intégrer ce programme. Récemment, on peut aussi voir beaucoup de comptes lynchés sur la place publique ou d’autres signalés au point d’en être suspendus voire supprimés. Et, de manière générale, on remet la faute sur les utilisateurs récents et/ou avec un réseau de taille modeste qui seraient, je cite, jaloux de la notoriété de certains Insidears ou aspirants Insidears… Par conséquent, je me sens comme obligée de parler de mon parcours de fan et d’expliquer les raisons qui m’ont poussée à créer Disney no Tabi. C’est parti pour le roman !

Commençons par le commencement, je m’appelle Marie et je suis belge. Je suis née la même année que le resort parisien, en 1992, et fais donc partie de cette première génération européenne à avoir été biberonnée par la souris. En effet, cela peut sembler anecdotique mais Disneyland Paris ayant ouvert quelques mois avant ma naissance, j’ai toujours vécu avec ce concept de parc Disney. Je n’ai pas connu la vie sans parcs à thèmes, on n’a jamais eu besoin de m’expliquer ce dont il s’agissait ou encore moins d’essayer me faire « rentrer l’idée de force » comme ça a été le cas pour certaines personnes des générations précédentes. Lors de ma première visite, j’étais encore un bébé et mes parents, sans le savoir, venaient déjà de poser les bases d’une des plus grosses parties de ma vie.

Jusque-là, tout va bien. Je suis dans les mêmes cases que tous les petits milléniaux, je consomme beaucoup de Disney, la marque dans son entièreté ne m’est absolument pas étrangère mais je ne suis pas plus atteinte qu’une autre personne. C’était sans compter sur le fait que le virus Disney a bien touché mes parents qui décident de faire des séjours à « Euro Disneyland » une tradition annuelle (voire semestrielle certaines bonnes années). A force, on finit par (très) bien connaître le resort français et, dans notre entourage, on est un peu connus comme des fans Disney (pourtant, on était encore tellement loin de ça). Mon basculement commence avec le livre « De l’esquisse à la création ». Pour ceux qui ne le connaitraient pas, il raconte tout le processus de création de Disneyland Paris mais introduit également les lecteurs à la philosophie Disney. Mon père l’achète pour moi et je le dévore sur notre chemin de retour tellement je suis fascinée par le travail caché derrière chaque détail de ce parc que j’aimais déjà tant et pensais si bien connaître. J’y découvre les Imagineers, ces ingénieurs de l’imagination qui créent toutes les expériences Disney mais surtout j’en apprends davantage sur Walt Disney, ce monsieur décédé bien avant ma naissance à l’origine de cet empire du divertissement et de tellement d’autres choses. Je veux en savoir plus et commence à me passionner pour Disney bien au-delà des films d’animation et des vacances en famille. A cette époque, je suis au collège et internet me permet d’en apprendre un peu plus même si les sources ne sont pas nombreuses, surtout en français. C’est aussi à ce moment-là que je dois essuyer mes premières claques de fan. Voyez-vous, j’ai eu l’audace de décorer mon agenda scolaire avec une photo de l’Audio-Animatronic du dragon, que vous pouvez trouver sous le Château de la Belle au Bois Dormant. Les étudiants se moquent de moi, apparemment Disney c’était pas le top de la coolitude, et les adultes me prennent de haut, apparemment Disney c’est pas le top du sérieux. Je continue à aimer Disney, mais de plus loin, je ne veux pas d’ennuis donc je mets les freins.

En 2010, je décide de partir en échange avant de débuter mes études supérieures. Je pars en juillet pour Tokyo, au Japon, grâce au Youth Exchange Program du Rotary International. J’y découvre une nouvelle culture, apprends une nouvelle langue, m’y fais des amis pour la vie, m’ouvre au monde et aux voyages … Et je visite mon premier resort Disney à l’étranger ! Moins d’un mois après mon arrivée, les copains du Rotary proposent une visite à Tokyo Disneyland. Je me souviens avoir été surprise car, à l’époque, j’ignorais qu’il existait des parcs Disney en dehors de ceux de Paris et des États-Unis ! Evidemment, je tombe sous le charme immédiatement. Le parc est tellement différent … et pareil à la fois ! J’y retournerais plusieurs fois pendant mon échange, à DisneySea également, ce concept unique du resort japonais, au point que même mes familles d’accueil et amis japonais se mettent également à parler de moi comme de « la fan Disney ». Il faut dire qu’un échange est avant tout une magnifique expérience mais représente également beaucoup de défis. Être plus ou moins livré à soi-même dans un pays dont on ne connait pas la langue ni la culture, c’est déstabilisant à bien des égards et Disney a été l’un de mes repères dans ces moments compliqués.

La prochaine grande étape de mon parcours Disney se déroule en 2013. Après un deuxième échange au Japon, je me reconnecte avec ma passion pour Disney et l’idée d’y travailler m’apparait comme une évidence. En trainant sur des forums de fans, j’apprends l’existence des Disney International Programs qui permettent à des jeunes de pouvoir travailler dans les parcs. La plupart sont destinés aux américains mais je repère le « Cultural Representative Program » qui permet de venir travailler pendant un an dans l’un des pavillons du parc Epcot, à Walt Disney World en Floride. Il n’y a (évidemment) pas de pavillon belge mais il y en a un français. Les critères d’éligibilité ne semblent pas m’exclure totalement puisqu’il y est simplement demandé de « pouvoir représenter de manière authentique l’un des pays ou régions recréées dans le parc ». Je suis née en Belgique mais je suis francophone et je connais bien la France à force d’y aller souvent en vacances et surtout après y avoir étudié pendant plusieurs années donc je pense  que cela peut suffire pour représenter authentiquement la France, surtout devant des guests américains qui ne pourront de toute manière pas faire la différence ; ni une ni deux, je postule. Mon dossier est accepté par le système (email automatique) dans les 10 minutes après avoir été soumis. Quelques semaines plus tard, je reçois un email (d’une vraie personne cette fois-ci) me demandant de remplir une fiche de renseignement afin de finaliser ma candidature, ce que je fais bien entendu immédiatement. Peu de temps après, je m’aperçois sur mon espace candidat du site careers que le statut de ma candidature est passé de « en cours d’examen » à « plus en considération ». Je n’ai pas reçu de réponse de la cast qui m’avait contactée après avoir envoyé ma fiche de renseignements et me permets donc d’écrire pour lui demander ce qu’il s’est passé. Le verdict est sans appel « nous ne recrutons pas de personnes de votre pays à l’heure actuelle ». Je suis anéantie. Qu’on me dise que mon anglais n’est pas suffisamment bon ou que je n’ai pas assez d’expérience, je pourrais le comprendre et surtout je peux tenter de faire quelque chose pour y remédier … Mais être née dans le mauvais pays, c’est un peu tard pour pouvoir le changer … La pilule a du mal à passer. Coïncidence (ou pas), c’est cette même année que je deviens membre passeport annuel à Disneyland Paris (on traite le mal par le mal). Je me décide à laisser plus de place à Disney en tant que passion puisqu’y travailler me semble de plus en plus compliqué.

Les années continuent à s’écouler et j’arrive la dernière ligne droite de mon master : le mémoire ! Je cherche une idée de sujet et me rappelle de ce point commun qu’avaient les nombreux conférenciers que j’ai pu écouter au cours de mes dernières années d’études ; ils étaient absolument passionnés par leur sujet de recherche, ils ne l’étudiaient pas, ils le vivaient et j’en viens à la conclusion que je dois absolument écrire mon mémoire sur Disney. Dans l’optique d’y incorporer tous mes domaines d’études, c’est-à-dire la japonologie, la sinologie, l’économie, les relations internationales et l’interculturalité, je décide d’arrêter mon choix sur une études comparée des spécificités des resorts Disney en Asie orientale. L’idée était donc d’étudier la manière dont le concept de Disneyland, ode à la philosophie Disney et à l’Amérique telle qu’idéalisée par Walt, a pu être adapté afin de fonctionner à Tokyo, à Hong Kong et à Shanghai. Pendant cette dernière année de master, j’aurais la chance de faire mon premier voyage aux USA pour assister au mariage d’un couple d’amis rencontrés pendant l’un de mes échanges au Japon et j’en profiterai pour faire un crochet par Disneyland Resort, là où tout a commencé. Je retournerai également au Japon pour un troisième échange où j’aurais l’occasion de retourner à Tokyo Disney Resort et même de profiter des vacances d’hiver pour visiter Shanghai Disney Resort. Ce mémoire sera pour moi l’occasion de voir Disney sous un nouvel angle beaucoup plus spécialisé … et de compléter ma collection des livres sur le sujet.

Je suis diplômée en 2017 et décroche mon premier travail dans la foulée. Je gagne enfin ma vie et mets de l’argent de côté afin de réaliser un rêve que j’ai depuis des années ; participer à un séjour “Backstage Magic” d’Adventures by Disney en Californie afin de marcher dans les pas de mon idole, Walt Disney, et de découvrir les coulisses de son univers. Pendant ce voyage, nous visitons Disneyland Resort ainsi que tous les lieux ayant mené à sa création mais également les Walt Disney Studios et Walt Disney Imagineering. A mon retour, je n’ai qu’une idée en tête ; c’est LÀ qu’est ma place, c’est  que je veux travailler, c’est pour cette entreprise que j’ai envie de me défoncer. Pour la première fois depuis mon refus au Disney International Programs, je décide de retenter ma chance et postule à Disneyland Paris pour un poste backstage dans l’évènementiel. Ma candidature est refusée dans les semaines qui suivent sans même me laisser une chance de me défendre en interview.

En 2019, je visite pour la première fois Walt Disney World où je rencontre un Imagineer le temps d’un lunch, Monsieur Wyatt Winter. Il nous explique qu’il a travaillé plusieurs fois pour Disney pendant ses études (notamment grâce au Disney College Program) et que son rêve était de devenir Imagineer. Il ne pensait pas cela possible car il n’avait pas fait d’études techniques ou artistiques mais, à force de persévérance, il a pourtant réussi à intégrer l’équipe des Imagineers en tant que Chef de Projet. Il me conseille de postuler pour des jobs onstage (métiers opérationnels) qui pourraient me donner la possibilité de naviguer en interne par après. Evidemment, entendre un tel discours me donne de l’espoir et je décide donc de déposer ma candidature pour une date du casting tour 2019. Normalement, pour ce genre casting, une présélection a lieu ; soit vous n’êtes pas pris et on vous envoie un email pour vous remercier de votre intérêt, soit vous l’êtes et on vous confirme l’heure et le lieu exact où vous devez vous rendre. Dans mon cas, je n’ai même pas eu de réponse, je n’ai pas été refusée ni invitée à me présenter. A l’heure actuelle, j’ai postulé 8 fois pour la Walt Disney Company. J’ai tenté du onstage, du backstage, du Disneyland Paris, du Adventures by Disney … Et rien n’a jamais pris. A ce jour, j’ai eu droit à une seule interview téléphonique en tout et pour tout, qui ne m’a malheureusement pas mené à une embauche par manque de postes disponibles. J’ai des idées bien précises des domaines dans lesquels j’ai envie de travailler et où je pense pouvoir être utile mais ne suis pas du tout contre le fait de commencer par d’autres postes si on ne m’en laissait l’opportunité.

Je me sens extrêmement chanceuse de tout ce que j’ai déjà pu faire, j’ai beaucoup voyagé, j’ai pu me construire une vraie expérience et j’ai déjà réalisé plusieurs de mes rêves de petite fille et de fan Disney. J’ai visité presque tous les resorts, j’ai rencontré des Imagineers et Ambassadeurs Disney avec lesquels j’ai pu échanger, j’ai pu voir les backstages de plusieurs parcs et en apprendre beaucoup sur leur fonctionnement, j’ai visité le Walt Disney Family Museum, … Mais mon rêve ultime reste de contribuer à l’héritage de ce grand monsieur qu’est Walt Disney. Quand je lis des choses à propos de lui, entends des témoignages de fans et cast members, ou encore regarde des documentaires sur les parcs, je suis toujours submergée par l’émotion tellement je me sens touchée par tout ce que Disney peut représenter. Pour moi, Disney affecte la vie des gens de manière positive et touche leur cœur peu importe leur genre, statut ou nationalité, et je trouve qu’il n’y a rien de plus magnifique.

“You can dream, create, design and build the most wonderful place in the world,
but it requires people to make the dream a reality.” Walt Disney

Je vous ai écrit tout ce roman pour vous faire comprendre à quel point Disney est bien plus qu’une passion pour moi et cela depuis très longtemps. Disney no Tabi est en réalité un moyen de me sentir proche de Disney et combler le manque de ce job dont je rêve tant. Parce qu’on a beau se donner du mal et y croire de tout son cœur, il y a toujours certaines choses qui nous échappent et sur lesquelles on n’a pas d’influence. Je ne pense pas être la plus grande spécialiste Disney, j’ai encore énormément à apprendre, mais je pense être une vraie passionnée qui a des choses à partager qui peuvent intéresser certains fans et ai donc pris la décision de finalement me lancer pour compenser toutes ces déceptions. Je n’ai jamais voulu et ne veux toujours pas devenir Insidears, je veux simplement vivre ma passion Disney et, si possible, la partager avec ceux que ça intéresse dans l’attente de pouvoir, un jour qui sait, à mon tour rendre la magie possible.

Crédits:
Image à la Une: Mimo Buta Chan (Nikon D5100), Disney Legends Plaza, Walt Disney Studios, Burbank, Juin 2018.
Ligne d’images 1: Papa et son Kodak jetable, Central Plaza, Disneyland Paris, 1992 / Papa et son nouvel appareil photo numérique, Restaurant Inventions, Disneyland Hotel, Disneyland Paris, 2002 / Livre “Disneyland Paris : De l’esquisse à la création” (GHEZ (Didier), LITTAYE (Alain), Paris, Nouveau Millénaire Editions, 2002), Disney no Tabi (iPhone 8).
Ligne d’images 2: Photographe Photopass, World Bazaar, Tokyo Disneyland, Juillet 2010 / Disney no Tabi (iPhone), Walt’s – an American Restaurant, Disneyland Paris, Janvier 2015 / Photographe Photopass, Meet Mickey Tent, Gardens of Imagination, Shanghai Disneyland, Décembre 2016
Ligne d’images 3: Adventure Guides Sammy & Alyssa (Nikon), Studio de sculptures Blaine Gibson, Walt Disney Imagineering, Burbank, Juin 2018 / Cast Member from Dine with an Imagineer (avec mon Nikon D5100),  Bamboo Room, The Hollywood Brown Derby, Disney’s Hollywood Studios, Février 2019 / Adventure Guides Pieter & Jenessa (Nikon), Backstage Magic Tour, Creative Costuming, Walt Disney World Resort, Février 2020.
Image 4: Cast Member (iPhone 8), Walt Disney Family Museum, San Francisco, Décembre 2019.

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